les invités de la semaine : Paris, les nuits électriques

un article pour Entendre | publié le 2 février 2015

Quatre princes ténébreux des nuits parisiennes ivres et enfumées joignent leurs forces pour un projet musical classieux qui emprunte à la ville lumière son nom et son énergie la plus sombre.

©Johanna Benaïnous, Elsa Parra 

©Johanna Benaïnous, Elsa Parra

Les quatre membres de Paris, vous les connaissez déjà si vous vous intéressez à la musique électronique : le chanteur Nicolas Ker (Poni Hoax), Arnaud Roulin également du groupe Poni Hoax (claviers et production), Mike Theis (machines, programmations) et Maxime Delpierre à la guitare (Limousine). Unis par leurs goûts pour la poésie et les nuits enfumées/ alcoolisées, ils livrent un album rock électronique à la beauté sauvage, qui sonne comme la bande-son parfaite d’une soirée dans le Paris underground et sexy. Chaque jour de la semaine, un membre du groupe livrera une de ses obsessions.

notre playlist ultime

« Ce dernier post sera finalement un hommage à toutes les grandes voix qui nourrissent nos influences, de Scott Walker (le crooner le plus punk d’entre tous) à Jeffrey Lee Pierce , la voix hantée du Gun Club en passant par ce gros débilos de Morrissey, bien évidemment Morisson mais aussi Marvin Gaye, LeadBelly ou encore Dean Martin. »

Scott Walker_Angelica (A écouter très fort)

The Gun Club_Sex Beat

Leadbelly_Where Did You Sleep Last Night ?

Dean Martin Live Medley with Jokes

 

La Bretagne (for ever)

Au club de Coatelan. Photo par Titouan Massé
Au club de Coatelan. Photo par Titouan Massé

 

« Je crois qu’au delà des membres du groupe, un des points communs de toute notre bande de musiciens est la Bretagne, beaucoup y ont leur base arrière, on y joue très souvent et on s’y sent comme à la maison. Le rock est en Bretagne, définitivement. Un des meilleurs souvenirs que j’ai avec Paris est un super plateau que l’on a fait à Coatelan (le club de Joran du Festival Panoramas, photo ci-dessus)  en plein hiver où tout a commencé par une tonne de crêpes chaudes avec l’équipe pour ensuite ferrailler avec DyE & The Micronauts all night long dans un club au bord de l’implosion. »

Un petit extrait de Poni Hoax à la route du Rock ..

Paris sera en concert à Rennes (Ubu) ce soir.

Jim_Morrison_1968

Le dernier enregistrement de Jim Morrison par Nicolas Ker

« Jim Morrison, malgré sa réputation de clown qu’il a eu la décence d’entretenir, en plus d’être un poète perse,  parcourait le temps comme un territoire …

Ray Manzarek, rencontrant Fat Boy Slim dans les années 90, lui a confié la dernière bande jamais enregistrée par Morrison :  il chantonnait ivre-mort « Oiseau de proie, oiseau de proie, emmène moi en ton vol, dans le ciel d’été, oiseau de proie, oiseau de proie, vais-je mourir ? »
Fat Boy Slim, archi fan, en a fait ce qui suit. On peut ouvrir un débat sur ce qui fait une voix, son timbre et sa qualité hantée. Autant dans les Doors en 67 que dans de la grosse turbine big beat 90′s …  »

Le point commun entre Nicolas Ker et Proust n’est pas celui que vous croyez… Explications  de Mike (Paris)

Proust 1
« Un des points communs que j’ai avec Nicolas est Marcel Proust. Je me souviens encore 10 ans en arrière  avoir acheté l’intégrale de « la recherche » après qu’il m’en ait vanté les mérites toute une après-midi.  Je suis immédiatement tombé dedans. Tout le monde devrait sacrifier 3 mois de sa vie et lire « A la recherche » dans son intégralité, c’est une balise, un repère, quelque chose qui te suit toute ta vie.

Il y a, d’ailleurs, une vraie similitude dans le parcours de Proust et celui de Nicolas. Proust a attendu l’aube des 40 ans pour avoir réellement quelque chose à dire sous la forme d’un roman, Nicolas lui n’a publié ses premiers vrais disques que vers 35 ans (même si, comme Proust, il avait fait plein de choses avant).

D’ailleurs si je devais trouver un sous-titre pour résumer la vie de Nicolas, je dirais « A la recherche du temps perdu » il a accumulé tellement de matériel musical depuis son enfance, qu’il lui faudrait 3 vies pour tout retranscrire. »

Gide et proust

 

Une passion étonnante de Mike (Paris) : les sapeurs

Sapeurs

« Les sapeurs font partie de notre PARIS à nous, ils ont la classe ultime. On a plein d’amis dans le secteur, c’est toujours un vrai bonheur de croiser une bande de sapeurs ultra lookés. Une préférence pour les croisés vert pétard sur shoes en croco jaunes. Mais laissons « Le milliardaire en vêtement des années 2000″ nous en parler dans le lien ci-dessous. »

Zombie Zombie ont d’ailleurs fait un super clip avec leurs potes sapeurs de Chateau d’eau …

Sapeurs2

 

Pour voir Paris en live (en chair et en sang), rendez-vous à la release party de l’album ce 7 février au Point Éphémère. Les infos ici.

 

 

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