ZPT (Zone de Parole Temporaire) en compagnie des Chemical Brothers

un article pour Entendre | publié le 26 décembre 2015

Le 31 approche et avec lui, la perspective de claquer une somme non négligeable en disco-night-club. C’est le moment que choisit Adaptation pour re-ouvrir le vieux dossier de l’interdiction des rave party en compagnie des Chemical Brothers.

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En 1993, le Criminal Justice Act, en interdisant les rassemblements de plus de 50 personnes qui écoutent de la « musique répétitive », condamnait les raves anglaises à l’illégalité. En France, aujourd’hui la « déclaration préalable » les rend quasi-impossible à organiser légalement. La loi veut-elle tuer la fête ?

« A l’apogée des raves, au début des 90’s, il y avait un idéal : l’important était de faire une super fête et l’argent n’était pas le but, tu voulais juste promouvoir cette musique .  Mais dès 1992-1993, certains ont commencé à se dire qu’ils pouvaient faire du benef avec le deal de drogues ou avec une entrée… et sans mettre un sou dans le soundsystem ou les Dj’s » nuancent les Chemical Brothers, hier pionniers underground et aujourd’hui poids lourds des festivals « Je crois que c’est cette attitude plus que la loi qui a tué les raves : le public s’est détourné de lui-même  de ce genre d’évènements et a préféré aller dans des fêtes payantes et autorisées par la Police, mais bien organisées avec des toilettes, un point d’eau, des bons DJs… plutôt que filer la même chose à des criminels qui n’en avaient rien foutre d’eux. Aujourd’hui, dans les gros festivals de rock, il y a toujours une scène électronique et pour moi, c’est là où je retrouve l’esprit premier des teufs. »

Finalement, ce ne serait pas la loi qui aurait achevé les raves, mais ses propres acteurs. Moui… Des esprits mal embouchés (les grattes papiers non payés de ce site) pourraient aussi lire entre les lignes : la techno devient aussi subitement beaucoup plus supportable pour les pouvoirs publics lorsqu’elle rapporte de l’argent. Rentrés dans un schéma capitaliste, en clubs ou dans des festivals, les beats effraient moins, même si les fans de musique électronique ne sont pas toujours bien vus (« Tu écoutes de la techno ? Et tu te drogues à quoi ? »). Le seul espoir ? L’histoire du jazz : aujourd’hui, c’est la musique préférée des préfets mais dans les années 20’s, le genre était interdit, trop sexuel, trop noir. Adaptation espère donc des préfets fanas d’Underground Resistance…dans 80 ans !

 

 

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